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Partenariat SAFER de Basse-Normandie/Conservatoire Fédératif des Espaces Naturels

 

Carrouges le 19/10/2011

 

SIGNATURE D’UNE CONVENTION DE PARTENARIAT SAFER de Basse-Normandie/Conservatoire Fédératif des Espaces Naturels

 

C’est parce que les Espaces Naturels sont aussi des Espaces agricoles ou des espaces dans lesquels l’Agriculture a souvent sa place, que la SAFER et le Conservatoire ont tous deux décidé de s’allier dans une Convention de partenariat tout à fait opportune.

La SAFER gère annuellement à l’amiable un nombre important d’hectares (plus de 10 000 ha entre les achats et les locations). Il y a donc de fortes chances que la question environnementale se pose ici ou là. La SAFER dispose par ailleurs de par la loi de 1999 d’un droit de préemption environnemental avec des objectifs précis de protection de la nature et de l’environnement.

Le Conservatoire est, quant à lui un acteur proche du terrain et très pragmatique. Il a toujours su s’adapter aux contingences locales pour coller sa politique de mise en valeur du patrimoine naturel avec les occupants déjà en place. Ce sont ces compétences communes et cette approche de la protection des espaces naturels qui expliquent ce rapprochement.

La protection des écosystèmes aquatiques et des zones humides est devenue un enjeu majeur au niveau national et européen. Cette dynamique en cours s’inscrit dans le cadre :

  • des Directives européennes « Eau » et « Habitats »,
  • de la Loi sur l’eau et du plan d’action gouvernemental pour les zones humides,
  • de la Loi «  espaces ruraux »,
  • des recommandations des SAGE (Schémas d’Aménagement et de Gestion des Eaux).

Le Conservatoire d’Espaces Naturels de Basse Normandie s’est donné pour but la gestion des zones humides et l’accompagnement des exploitants agricoles et de propriétaires dans leurs démarches volontaires de conservation de ce patrimoine.

La SAFER, par sa connaissance du marché foncier et des pratiques agricoles est un acteur clef pour négocier au mieux la maîtrise foncière (propriété et exploitation) du parcellaire ou des propriétés qui constituent le maillage de ces espaces.

Le lieu choisi pour cette signature réunissant le Président de la SAFER de Basse-Normandie Jean-Pierre FONTAINE et le Président du Conservatoire François RIBOULET ainsi que leurs équipes respectives est plus qu’un symbole : Carrouges, siège du Parc Naturel Régional.

Le lieu est aussi implanté à proximité du 1er site de 38ha revendu en 2003 par la SAFER au Parc Naturel Régional Normandie Maine, et géré aujourd’hui par la Conservatoire ; cet espace de landes en lisière de la forêt d’Ecouves, d’une grande richesse botanique, est aujourd’hui en cours de restauration grâce notamment à l’action du pâturage d’un troupeau de chèvres.

Ce site nommé « lande du Bois l’Evêque » est géré avec l’aide d’un agriculteur local par pâturage extensif et fauche tardive

Fort d’une expérience de près de 20 ans dans la gestion des sites remarquables à l’échelle de l’ensemble de la Région Basse-Normandie, le Conservatoire a comme le montre cet exemple de gestion, acquis ses lettres de noblesse sur le terrain, au contact des occupants souvent agriculteurs avec qui il a conventionné un mode d’exploitation approprié.

Bien souvent d’ailleurs, les espaces à préserver n’étaient pas forcément menacés par l’agriculture qui a su s’adapter à son contexte depuis des générations. Agir sur la protection de l’environnement de façon durable c’est aussi agir sur la PROPRIETE FONCIERE.

Il arrive en effet fréquemment que des espaces de plusieurs dizaines d’hectares soient maîtrisés par la SAFER à l’issue de négociation qui durent plusieurs années ; ceci permet à terme de gérer de façon pérenne le transfert de propriété de plusieurs dizaines de propriétés au profit d’un seul acquéreur : la SAFER, qui va ensuite recéder cette surface à un seul propriétaire qui en assurera la gestion unique et cohérente.

Protéger ces espaces c’est simplifier la propriété en la rassemblant de façon à éviter les mitages, les zones de friches alternant avec les surfaces entretenues.

 Autre sujet : Pourquoi vouloir compenser à tout prix la perte de surface liée à un ouvrage par un espace naturel ?

 Point de vue de l’agriculteur : a quoi cela sert-il de vouloir à tout prix et systématiquement compenser en espace naturel à protéger à l’occasion de construction d’ouvrages routiers ? Ne pourrait-on pas avoir la même démarche quand des terres agricoles sont sacrifiées au bitume ?

La question est actuellement posée surtout pour l’avenir et en particulier par la Chambre Régionale d’Agriculture de Normandie pour le projet de ligne à grande vitesse dans le cadre du développement envisagé du Grand Paris.

Point de vue du citoyen : la trame verte et bleue est un concept environnemental qui suppose comme acquis que l’espace naturel est un bien commun à tous et qu’il convient de le protéger. Or dans notre exemple de dizaines d’hectares maîtrisés par la SAFER pour des mesures compensatoires, l’agriculture a toute sa place ; c’est la SAFER qui explique d’ailleurs aux agriculteurs preneurs en place que le mode d’exploitation ancestral ne changera pas tout simplement parce qu’il ne peut changer.

 La fauche des prés se fait quand la météo le permet….  

L’enjeu en termes d’aménagement du territoire est donc de taille puisque tant les trames bleues que les trames vertes, les zones dites sensibles ou humides sont nombreuses sur notre territoire. La carte des espaces protégés à divers titres en Basse-Normandie est éloquente. Le défit que se lancent ensemble CONSERVATOIRE ET SAFER est donc passionnant et prometteur en échange de points de vue.

 Contacts presse :

 SAFER de Basse-Normandie –Stéphane Hamon - 06 32 11 09 95

Courriel : direction@safer-basse-normandie.fr

Tout le dossier sur le site : www.saferbassenormandie.fr

Conservatoire d’Espaces Naturels de Basse Normandie – Marie Christine JAGLIN- 02 31 53 0105. Courriel : cfen.bassenormandie@wanadoo.fr

Site internet : www.cfenbassenormandie.org

 

  

 

 

 

Carte_protection_espaces_naturels.pdf